Des hurlements et des cris d'hommes et de femmes sous la Terre. Explication de Sheikh AbdelMajid Ben Aziz Al-Zendani

BismiLLahi Rahmani Rahimi
Salam Alikoum wa rahmatu Lahi wa barakatuh

Sheikh AbdelMajid Ben Aziz Al-Zendani est le président de l'Université Al Imân au Yémen.

il y a quelques années de cela, circulait sur le net, un enregistrement audio de "hurlements hommes et femmes" aucune explication n'avaient étés données. La seule chose que l'on savait était que c'était une équipe de forage en Russie, qui pour des recherches scientifiques avaient creuser la deuxième couche de la terre etc.. et en y installant un microphone prévu pour supporter des températures excédants les 2000°F, et prévu pour écouter les mouvements des plaques terrestres, ils y ont entendus des "hurlements humains".

Il s'avère que cette histoire est véridique, dans la video qui suit, une explication y est plus clair, plus suivie, plus poussée.

Je vous propose les liens :

partie1
http://www.dailymotion.com/relevance/search/shivatovideo/video/xa0oss_hurlement-de-gens-sous-la-terre-int_webcam
partie2
http://www.dailymotion.com/related/xa0oss/video/xa11lg_hurlement-part-2_news
Partie 3:
http://www.dailymotion.com/related/xa0oss/video/xa11s3_hurlement-part-3_news


Qu'Allah nous préserve et nous guide dans le droit Chemin. Insha'Allah.

# Posté le vendredi 04 septembre 2009 09:12

Somaya Abdul Aziz sourate Al Alaq "l'Adhérence" n°96.

Sourate Al-`Alaq (L'Adhérence)

La sourate doit son titre au mot `alaq (adhérence) du second verset.

Cette sourate comporte deux parties : l'une du verset 1 au verset 5, l'autre du verset 6 au verset 19. Pour la première partie, la grande majorité des savants musulmans s'accordent à dire qu'elle constitue la toute première révélation descendue sur le Saint Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui. A cet égard, le hadîth de la Mère des Croyants `Â'ishah, que l'Imam Ahmad, ainsi que Al-Bukhari, Muslim, et d'autres savants spécialistes du Hadîth ont rapporté, avec plusieurs chaînes de garants, est l'un des hadîths les plus authentiques sur le sujet. La Mère des Croyants `Â'ishah y raconte entièrement l'histoire des débuts de la révélation tels qu'elle l'a entendue du Saint Messager d'Allah. En outre, Ibn `Abbâs, Abû Mûsâ Al-Ash`arî et un groupe de Compagnons ont aussi rapporté que ce fut les tout premiers versets du Coran révélé au Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui —. La seconde partie fut révélée après que le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — commença à diriger la prière prescrite [par Allah] dans l'enceinte de la Ka`bah et qu'Abû Jahl, menaçant, essaya de l'en empêcher.

Les experts du Hadîth ont rapporté, avec leurs chaînes de garants respectives, l'histoire des débuts de la révélation selon l'Imâm Az-Zuhri, qui la tenait de notre maître `Urwah Ibn Az-Zubayr, qui lui-même la tenait de la Mère des Croyants `Â'ishah, sa tante. Celle-ci affirme que les révélations faites au Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — commencèrent sous la forme de songes véridiques. Quel que soit songe qu'il avait, il le percevait comme s'il la voyait au grand jour. Puis, il aima la retraite solitaire et se rendait à la grotte de Hirâ' pour s'investir dans l'adoration pendant plusieurs jour et plusieurs nuits (la Mère des Croyants, `Â'ishah utilisa le terme tahannuth, que l'Imam Az-Zuhri, entend par ta`abbud, c'est-à-dire « exercice de dévotion »).

Ce fut l'une des formes d'adoration qu'il pratiquait, durant la période où Allah ne lui avait pas encore enseigné la façon de prier. Il prenait des provisions avec lui et y rester plusieurs jours. Puis, il retournait chez notre dame Khadîjah qui pourvoyait à ses besoins pour quelques jours de plus. Un jour, dans la grotte de Hirâ', la révélation se manifesta à lui de manière inattendue. L'Ange [Gabriel] lui dit : « Lis ». Selon la Mère des Croyants `Â'ishah, telle fut la réponse rapportée par le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui-même : "Je ne suis pas du nombre de ceux qui savent lire !". C'est pourquoi l'Ange me prit et me pressa jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter. Il me lâcha alors et dit : « Lis ». Je dis : « je ne peux pas lire ! Il me serra une seconde fois jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter. Il me lâcha alors et dit : « Iqra' bismi rabbika'lladhi khalaqa : (Lis au nom de ton Seigneur Qui a créé) » jusqu'à arriver à "mâ lam ya`lam" (ce qu'il ne sait pas)". La Mère des Croyants Aishah poursuit : "Alors le Saint Messager — paix et bénédictions sur lui — rentra à la maison, chez Khadijah, tremblant de peur, et lui dit : « Couvrez-moi ! couvrez-moi ! » et il fut couvert. Quand la peur le quitta, il demanda : « O Khadijah, qu'est-ce qui m'arrive ? » Il lui raconta alors ce qui se passa et dit : « Je crains pour ma vie » Elle lui dit : « Non jamais ! Par Dieu, jamais Dieu ne te rabaissera, tu considères avec bonté tes proches, tu dis toujours la vérité (une tradition ajoute : « tu rends ce qui t'es confié »), tu supportes le fardeau des faibles, tu aides les pauvres, tu accueilles les hôtes, et tu participes aux bonnes ½uvres ».

Alors elle le mena chez Waraqah Ibn Nawfal - le cousin paternel de Khadîjah. Ce dernier, très vieux et aveugle, converti au christianisme pendant la période antéislamique, traduisit l'Évangile en arabe et en hébreu. Notre noble dame Khadijah s'adressa à lui en ces termes : « Mon frère, écoute le fils de ton frère ». Waraqah demanda au Saint Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui : « Qu'as-tu veux, Neveu ? » Le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — décrivit ce qu'il avait vu. Waraqah d'ajouter : « C'est le même Nâmûs (l'Ange de la Révélation) qu'Allah a envoyé à Moïse. J'aurais aimé être un jeune homme pendant ta prophétie ! J'aimerais être vivant quand ta tribu te chassera ! » Et le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — de réagir : « Me chasseront-ils ? » Waraqah répondit : « Jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté ! Si je vis encore ce jour-là, je t'aiderai de toutes mes forces ! » Mais peu de temps après, Waraqah mourut.

Ce récit est explicite : avant même l'arrivée de l'Ange, le Saint Messager d'Allah était intimement conscient de ce qu'était sa vie, ses affaires et son comportement. Lorsque Waraqah entendit ce qui lui arriva, il ne considéra pas cela comme le fait de Satan, mais pensa immédiatement que l'Ange est celui qui est descendu sur Moïse — paix et bénédictions sur lui —. En d'autres termes, selon lui, le Saint Prophète était un homme si sublime qu'il n'était en rien surprenant qu'il soit élevé au rang de Prophète.

Causes de la Révélation des versets 6-19
La seconde partie de cette sourate a été révélée lorsque le Saint Messager d'Allah commença à accomplir la prière, sur la voie de l'islam, dans l a Ka'bah. Abû Jahl le menaça et essaya de l'empêcher de prier. Après avoir été désigné Prophète, bien avant même qu'il put commencer à prêcher l'islam ouvertement, il commença à accomplir la prière aux environs de la Ka'bah, sur la voie qu'Allah lui enseignait. Ainsi, les Qurayshites sentirent pour la première fois qu'il avait adopté une nouvelle religion. D'autres le regardaient avec curiosité. En revanche, Abu Jahl, plein d'arrogance et d'orgueil, menaça le Saint Prophète et lui interdit de prier de la sorte dans l'enceinte de la Ka'bah. Un certain nombre de hadîths ont été rapportés, à cet égard, par nos maîtres Abdullah Ibn `Abbâs et Abu Huraira, avec notamment une mention de l'attitude stupide de Abu Jahl.

Notre maître Abu Hurayrah affirme que Abu Jahl demanda au peuple de Quraysh : "Muhammad — paix et bénédictions sur lui — pose-t-il son visage au sol en votre présence ?" Lorsqu'ils lui répondirent par l'affirmative, il dit : "Par Lât et `Uzza, si jamais je le prenais dans cet acte d'adoration, je poserais mon pied sur son cou et lui ferais mordre la poussière". Il advint qu'il vit le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — dans ladite posture. Il s'avança jusque derrière lui — paix et bénédictions sur lui — pour lui poser son pied sur son cou, mais soudainement il fit volte face comme effrayé et déconcerté par ce qui se passait. Il affirma avoir vu un fossé de flammes et une terrible apparition entre lui et Muhammad — paix et bénédictions sur lui —, ainsi que des ailes. A ces mots, le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : "S'il s'était approché de moi, les anges l'auraient tué et mis en pièces". (Ahmad, Muslim, An-Nasâ'î, Ibn Jarîr, Ibn Abî Hâtim, Ibn Al-Mundhir, lbn Mardaweih, Abu Nu`aym Al-Asfahânî, Al-Bayhaqi).

Selon lbn `Abbâs, Abu Jahl dit : « Si j'attrapais Muhammad accomplissant la prière devant la Ka'bah, je lui ferais mordre la poussière » Quand le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — entendit cela, il dit : « S'il agit ainsi, les anges l'auraient saisi à ce moment". (al-Bukhari, At-Tirmidhi, An-Nasâ'i, Ibn Jarîr, Abd'ur-Razzâq, `Abd Ibn Humaid, Ibn Al-Mundhir, Ibn Mardaweih).

Selon une autre tradition d'Ibn Abbas, le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — accomplissait sa prière au Maqam Ibrahim (station d'Ibrahîm). Abu Jahl passant par là dit : "O Muhammad, ne t'ai-je pas interdit cela ?" et il commença à le menacer. En réponse, le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — le blâma sévèrement. Puis là-dessus ajouta : "O Muhammad, par quelle vigueur me réprimandes-tu ? Par Dieu, mes partisans, dans cette vallée, dépassent de loin en nombre les tiens." (Ahmad, At-Tirmidhi, An-Nasâ'î, Ibn Jarîr, lbn Abî Shaybah, Ibn al-Mundhir, At-Tabarânî, Ibn Mardaweih).

Cela explique, suite à ces graves incidents, que la seconde partie de cette sourate débute par " kalla inna al-insâna la yatghâ - Vraiment l'homme devient rebelle". Cette partie garde naturellement le même sens que celui plus global de cette sourate dans le Coran : après la première révélation, le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — a conféré à l'islam une expression avant tout à travers les actes de prière, et son conflit avec les païens.


Traduit de l'anglais du site de l'association des étudiants musulmans de l'USC

Sourate 96 : L'adhérence (Al-Alaq)

1. Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
Iqra/ bi-ismi rabbika allathee khalaqa

2. qui a créé l'homme d'une adhérence.
Khalaqa al-insana min AAalaqin

3. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble,
Iqra/ warabbuka al-akramu

4. qui a enseigné par la plume [le calame],
Allathee AAallama bialqalami

5. a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.
AAallama al-insana ma lamyaAAlam

6. Prenez-garde ! Vraiment l'homme devient rebelle,
Kalla inna al-insana layatgha

7. dès qu'il estime qu'il peut se suffire à lui-même (à cause de sa richesse).
An raahu istaghna

8. Mais, c'est vers ton Seigneur qu'est le retour.
Inna ila rabbika alrrujAAa

9. As-tu vu celui qui interdit
Araayta allathee yanha

10. à un serviteur de Dieu (Muhammad) de célébrer la Salat ?
AAabdan itha salla

11. Vois-tu s'il est sur la bonne voie,
Araayta in kana AAala alhuda

12. ou s'il ordonne la piété ?
Aw amara bialttaqwa

13. Vois-tu s'il dément et tourne le dos ?
Araayta in kaththaba watawalla

14. Ne sait-il pas que vraiment Dieu voit ?
Alam yaAAlam bi-anna Allaha yara

15. Mais non ! S'il ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet,
Kalla la-in lam yantahi lanasfaAAanbialnnasiyati

16. le toupet d'un menteur, d'un pécheur.
Nasiyatin kathibatin khati-atin

17. Qu'il appelle donc son assemblée.
FalyadAAu nadiyahu

18. Nous appellerons les gardiens (de l'Enfer).
SanadAAu alzzabaniyata

19. Non ! Ne lui obéis pas; mais prosterne-toi et rapproche-toi
Kalla la tutiAAhu waosjudwaiqtarib

Après la lecture de ce verset vous devez vous prosterner

# Posté le mardi 14 juillet 2009 08:50

Modifié le mardi 14 juillet 2009 09:03

Sourate Al-Hâqqah (La Révélatrice) par Sheikh `Abd Al-Bâsit Muhammad `Abd As-Samad Rahimu'Allah. C'est impressionnant.

[g]Sheikh `Abd Al-Bâsit Muhammad `Abd As-Samad Rahimu'Allah a une voix magnifique, son tajwid est unique. Quand il récite en tajwid, il passe d'un timbre de voix à un autre en fonction de ce qu'il est en train de lire, si c'est un avertissement d'Allah, âzza wa jalla, il élève la voix avec un timbre plus grave. Macha'Allah.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 14:33

Sheikh `Abd Al-Bâsit Muhammad `Abd As-Samad

Sheikh `Abd Al-Bâsit Muhammad `Abd As-Samad
Dieu a voulu que l'Égypte occupe une place saillante dans le monde de la récitation coranique. L'Egypte et le Tajwid, une tradition de Maitre-récitateurs... Macha'Allah.

L'embellissement de la voix dans la récitation du noble Coran est un art où les musulmans ont brillé depuis la naissance de l'islam et le début de la révélation. Les nobles Compagnons ont appris le Coran de la bouche du Bien-Aimé de Dieu, le Messager Muhammad, si bien que la Parole de Dieu a éclairé leur coeur et s'est mêlée aux profondeurs de leur âme. Certains Compagnons s'étaient distingués par la beauté de leur voix lors de la récitation du Coran.
Le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, prenait plaisir à entendre le Coran récité par les voix chaleureuses et agréables de certains Compagnons. Il dit de Sâlim, l'affranchi de Abû Hudhayfah, qui était un excellent récitateur du Coran :

"Louange à Dieu qui a fait surgir dans ma Communauté un homme comme celui-là."
Le Messager fit également l'éloge de la beauté de la récitation de Abû Mûsâ Al-Ash`arî, que Dieu l'agrée, et dit de Ubayy Ibn Ka`b qu'il était l'un des meilleurs récitateurs du Coran de sa Communauté.

Que dire alors de la beauté de la récitation du Noble Prophète lui-même ? Jubayr Ibn Mut`im dit :

"J'entendis le Messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur lui, réciter à la prière du coucher du soleil la sourate At-Tûr ; je n'avais jamais entendu une voix ni une récitation plus belles que les siennes. Puis, quand je l'entendis réciter dans cette sourate le verset : "Ont-ils été créés à partir du néant ou bien sont-ils eux-mêmes les créateurs ?" [1], j'ai eu l'impression que mon âme s'était fendue et que mon coeur allait s'envoler."

Parmi les maîtres-récitateurs qui possédèrent les coeurs de tous les musulmans sans exception, figure Sheikh `Abd Al-Bâsit Muhammad `Abd As-Samad. Son étoile brilla au milieu du XXe siècle et sa réputation ne cessa de croître, même après son décès. Tel est le bienfait de Dieu qu'Il accorde à qui Il veut.

Son nom et sa généalogie: 'Abd Al-Bâsit Muhammad 'Abd As-Samad

Sa naissance : Ce talentueux récitateur naquit dans le village de Armant, rattaché à la province de Qinâ, en Haute-Egypte, en 1927.

Depuis sa plus tendre enfance, son coeur s'attacha au Coran. Il parcourait des kilomètres à pied pour se rendre dans un village voisin où il pouvait écouter, assis dans un café, la psalmodie de Sheikh Muhammad Rif'at et de Sheikh Ach-Cha'shâ'î, transmise par la Radio du Coran du Caire. Le jeûne 'Abd Al-Bâsit confia à son père son souhait de se consacrer à l'apprentissage du Coran et des règles de sa récitation. Les frères aînés de Sheikh 'Abd Al-Bâsit exprimèrent une opposition à ce choix, préférant pour leur cadet la voie qu'ils avaient eux-mêmes empruntée, à savoir, l'apprentissage des sciences islamiques dans les prestigieux instituts islamiques d'Al-Azhar.

Mais le père, sentant la motivation en son jeune fils, l'encouragea et s'apprêta à voyager avec lui pour le laisser à Tantâ, ville phare du delta du Nil, célèbre pour ses savants et ses récitateurs. Mais, avant qu'ils ne partent, Sheikh Muhammad Salîm, un professeur de récitation coranique, quitta le nord de l'Egypte et alla s'installer dans un village de Haute-Egypte, tout près du village de Sheikh 'Abd Al-Bâsit. Le père de Sheikh 'Abd Al-Bâsit le lui confia.

Le jeûne gar○ mémorisa le Coran avant l'âge de dix ans. Puis, dans les années qui suivirent, il apprit de son Sheikh les sept lectionnaires (al-qirâ'ât as-sab'). Le cour du professeur s'attacha à son élève brillant et précoce. Il l'emmena avec lui à toutes les soirées organisées pour la récitation coranique et l'enveloppa de ses soins. Il l'encourageait à réciter en public alors qu'il n'avait que 14 ans. Cet entraînement et ce contact avec le public perfectionna le talent de Sheikh 'Abd Al-Bâsit.

La renommée de Sheikh Abd Al-Bâsit commence à croître avec les soirées religieuses organisées pendant le Ramadân en Haute-Egypte. Ces soirées rassemblaient une grande foule venue pour écouter des psalmodies et des hymnodes. Les anniversaires des pieux savants étaient également le rendez-vous des grands récitateurs de la région. La Haute-Egypte avait déjà un poids non négligeable dans la récitation coranique, avec des noms aussi célèbres que "le Récitateur de la Haute-Egypte", le Sheikh Siddîq Al-Minshâwî - qui était le père des deux grands récitateurs Sheikh Mahmûd Siddîq Al-Minshâwî et son frère aîné, le dévot, Sheikh Muhammad Siddîq Al-Minshâwî - ainsi que Sheikh 'Abd Ar-Râdî, Sheikh 'Awadî Al-Qûsî, autant de récitateurs qui ont profondément influencé Sheikh 'Abd Al-Bâsit. Celui-ci fut également sensible aux voix des grands récitateurs des provinces du Nord de l'Egypte, comme Sheikh Muhammad Rif'at et Sheikh Mustafâ Ismâ'îl.


A l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Dame Zaynab, en 1950, de nombreux récitateurs de Haute-￧ypte se rendirent au Caire pour participer à des soirées religieuses organisées dans l'illustre Mosquée As-Sayyidah Zaynab. Les maîtres-récitateurs finirent par convaincre Sheikh 'Abd Al-Bâsit, à peine âgé de 23 ans, de se rendre avec eux au Caire. C'était le rendez-vous avec la renommée pour le jeune récitateur. Gêné par son jeune âge, intimidé par la présence des plus grands récitateurs du pays, Sheikh 'Abd Al-Bâsit refusa de réciter. Mais Sheikh 'Alî Subay', l'Imâm de la mosquée à cette époque, connaissait déjà le jeune Sheikh et insista pour le présenter au public.

Il commence sa récitation par le verset 56 de la sourate 33, Al-Ahzâb : "Certes, Allah est Ses Anges prient sur le Prophète ; vous qui croyez, priez sur lui et adressez-lui vos salutations." Dieu déversa Sa Grâce sur le jeûne récitateur dont la voix séduisit la grande assemblée réunie dans la mosquée. Les gens ne cessèrent de s'étonner : "Comment un talent aussi brillant n'était pas connu jusque-là ?" La renommée ne tarda pas. Un an plus tard, Sheikh 'Abd Al-Bâsit se présenta au concours très sélectif de la Radio du Coran du Caire. Le jury comptait entre autres Sheikh Ad-Dabbâ', le Président de la Ligue des Récitateurs d'Egypte, Sheikh Mahmûd Shaltût, futur Recteur d'Al-Azhar, et le grand récitateur Sheikh Mahmûd 'Alî Al-Bannâ. Il fut admis à la Radio du Caire qui diffusa sa voix toutes les semaines, les samedis soir.

En 1952, il devint le récitateur attitré de la Mosquée de l'Imâm Ach-Châfi'î.

Puis, il succèda en 1985 à Sheikh Mahmûd 'Alî Al-Bannâ au poste de récitateur attitré de la Mosquée de l'Imâm Al-Husayn.

La renommée de Sheikh 'Abd Al-Bâsit dépassa rapidement les frontières de l'Egypte pour s'étendre aux différents pays musulmans. Durant ses déplacements, le brillant récitateur fut accueilli avec l'amour et l'émotion des peuples qu'il visitait. Parmi ses voyages les plus émouvants, Sheikh 'Abd Al-Bâsit cite sa visite en Inde. Il commen¢à réciter devant une grande foule de musulmans qui, gagnés par l'émotion, se mirent à pleurer à l'écoute du Sheikh. A leur tour, les larmes de Sheikh 'Abd Al-Bâsit se précipitèrent pour rejoindre les leurs.

On lui doit l'enregistrement de la récitation intégrale du Noble Coran dans divers lectionnaires : Hafs, Warsh, Qâlûn, Hamzah, etc... Son tartîl (récitation rapide) passe régulièrement sur la Radio du Coran du Caire, en alternance, avec le tartîl de Sheikh Al-Minshâwî, de Sheikh Mustafâ Isma'îl et de Sheikh Al-Housarî. Ses enregistrements se sont diffusés dans tout le monde musulman, si bien qu'on les trouve dans toute librairie islamique.

Sheikh 'Abd Al-Bâsit poursuivit son voyage avec le Noble Coran, accueilli par les foules et les princes qui se sentaient honorés par sa présence, et ce, jusqu'à ses derniers jours. Le 30 décembre 1988, dans un accident de voiture, Sheikh 'Abd Al-Bâsit 'Abd A-Samad arriva au terme de son voyage ici-bas avec le Noble Coran.

Sources : Islamonline.net, un article en arabe et un entretien avec Sheikh `Abd Al-Bâsit diffusé par la Radio du Coran du Caire.

Qu'Allah lui face Miséricorde. Qu'Allah l'accueille dans son vaste paradis et qu'il soit parmi ceux qu'Allah leur dise: "Iqraa warqa, fa inna manzilataka 3inda Akhir Ayatin takra'ouha" Amine


# Posté le vendredi 26 juin 2009 17:03

Modifié le samedi 27 juin 2009 05:42

1) Le mérite de la recherche du mariage avant tout de Sheikh Ibn Baz 2) La jeune fille qui refuse le mariage de Sheikh Ibn Uthaimin 3)L'exhortation au mariage et ses bienfaits de Sheikh Al-Qar'awi 4) Le mariage temporaire (Nikâhoul Mout'ah) 5) mariage avec intention de divorce

 1) Le mérite de la recherche du mariage avant tout de Sheikh Ibn Baz  2) La jeune fille qui refuse le mariage de Sheikh Ibn Uthaimin  3)L'exhortation au mariage et ses bienfaits de Sheikh Al-Qar'awi    4) Le mariage temporaire (Nikâhoul Mout'ah)   5) mariage avec intention de divorce
« Dis : Ceci est ma voie, j'appelle (les gens à la religion) d'Allah avec clairvoyance... » « ...En vérité, ma prière et mon adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah Seigneur des mondes... »
Toute la louange appartient à Allah tout Seul.

1)Le mérite de la recherche du mariage avant tout...réponse de Sheikh Ibn 'Abd Al 'Aziz Ibn Baz rahimahou Allah

Question :
[Le fait] que la jeune fille perçoive un salaire et qu'elle a une activité professionnelle, de même la situation financière et sociale du prétendant ainsi que les études de la prétendante, tout cela engendre parfois le report du mariage, [alors] quel sens donneriez-vous à tout cela, si nous vous prions de donner [votre avis] ?

Réponse :

L'obligation de la recherche du mariage doit être une priorité [avant tout]. Le jeune homme ne doit pas différer le mariage à cause de ses études et la jeune fille ne doit pas prendre du retard sur le mariage pour étudier ; Car le mariage n'est en rien un empêchement. Il est tout à fait possible pour le jeune de se marier pour préserver sa religion, [conserver] un bon comportement et baisser son regard, tout en continuant ses études, ceci est valable aussi pour la jeune fille, si Allah lui a accordé son égale [Al-Kafi] *. Elle [la jeune fille] doit rechercher le mariage avant tout, même si elle est encore en train d'étudier - qu'elle soit encore au lycée ou à l'Université – tout cela n'est en rien un empêchement. L'obligation pour elle, est de rechercher le mariage et d'y être résolu si elle est demandée par son égale [Al-Kafi]. Les études n'empêchent pas le [mariage] et si elle doit rater une partie de son parcours scolaire, il n'y a aucun mal à cela. Le plus important pour elle, c'est d'apprendre ce qui lui permettra de connaître sa religion, le reste n'est qu'un enrichissement complémentaire.

Le mariage comporte beaucoup d'intérêts, notamment en cette période et parce qu'en le retardant cela ne va qu'engendrer plus de préjudices pour des jeunes filles et jeunes garçons.

Donc, l'obligation de la recherche du mariage avant tout pour chaque jeune garçon et chaque jeune fille, doit être une priorité si toutefois, se présente à la femme un prétendant qui serait son égale [Al-Kafi] et que le jeune garçon parvient à trouver la bonne " Candidate", alors qu'il s'engage ! Ceci en application des paroles du messager d'Allah dans ce Hadith authentique : « O jeunes gens ! Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les moyens financiers nécessaires au mariage, qu'il se met en ménage. Certes, le mariage contraint les regards lascifs et préserve la chasteté. Quant à celui qui n'en possède pas les moyens, qu'il jeûne, car le jeûne le protégera contre la tentation. » [Unanimement authentique - Rapporté par Al Boukhari n° 5065 et Mouslim 1400].

Cette obligation est valable pour tous les jeunes garçons et les jeunes filles, hommes ou femmes, et nullement orientée envers les hommes uniquement, tout le monde est concerné car tous éprouvent le besoin de recourir au mariage !

Nous implorons Allah d'accorder la guidé à tous !


Note du traducteur :

* Al-Kafi : c'est à dire un mari qui est du même rang qu'elle, son équivalent...etc.
Majmou' Fatawas - volume 20 – Sheikh Ibn 'Abd Al 'Aziz Ibn Baz - rahimahou Allah.

2) La jeune fille qui refuse le mariage de Sheikh Ibn Uthaimin

Question: Il est courrant aujourd'hui qu'une jeune fille ou son père refuse celui qui se propose afin de finir son lycée, son université ou ses études pendant u certains nombre d'années. Quelle est la loi à ce sujet ? Que conseillez-vous à ceux qui agissent ainsi compte tenu du fait que souvent la femme atteint la trentaine sans être mariée ?


Réponse: Cette pratique est à l'encontre de ce que le Prophète a ordonné. Le Prophète a dit : « Si quelqu'un dont la religion et le caractère vous conviennent viens à vous (pour se proposer), épousez-le ! » (Tirmidhi, Ibn Majah)

Le messager d'Allah a aussi dit : « O les jeunes, celui d'entre vous qui a les moyens de se marier doit se marier car cela baisse le regard et protège la chasteté. » (Boukhari Mouslim)


En empêchant le mariage, on en perd les bénéfices. Je conseille à mes frères musulmans qui sont tuteurs des femmes et à mes s½urs musulmanes de ne pas refuser le mariage pour finir leurs études ou enseigner. En fait, la femme peut poser en condition à son mari de continuer d'étudier jusqu'à ce qu'elle finisse ses études ou de continuer d'enseigner pendant une année ou deux, tant qu'elle ne doit pas s'occuper de ses enfants. Il n'y a pas de mal en cela.


Toutefois, il faut faire attention uand la femme étudie dans un domaine dont elle n'a pas vraiment besoin. A mon avis, quand une femme finit l'école élémentaire et qu'elle sait lire et écrire et qu'ainsi elle peut titrer les bénéfices de son savoir en lisant le livre d'Allah, son tafsir, les hadiths du Prophète et leur explication, c'est tout ce dont elle a vraiment besoin. A moins bien sur qu'elle ne continue ses études dans un domaine dont les gens ont besoin comme la médecine etc. Ceci est aussi conditionnel du fait que les études n'impliquent pas ce qui est interdit comme la mixité avec les hommes etc

3)L'exhortation au mariage et ses bienfaits Sheikh 'Abdallah Al-Qar'awi


L'exhortation au mariage et ses bienfaitsLouange à Allah qui détient les plus beaux noms, et les plus beaux attributs. Je lui fais louange (qu'Il soit exalté), c'est lui qui de l'eau a créé une espèce humaine qu'Il unit par les liens de la parenté et de l'alliance.


J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah l'Unique, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager, je demande à Allah que la prière et la bénédiction soient sur lui et sur ses compagnons. Ceci dit :


Ô vous les musulmans ! Le mariage est un contrat qui repose sur des piliers et des conditions. Par là, le mari peut jouir légalement de son épouse. L'avis de l'Islam par rapport au mariage est qu'il est légiféré par la parole d'Allah le Très-Haut :


« Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. » (La lumière, v.32).


La signification du verset – et Allah est plus savant – mariez, ô vous les croyants, les hommes et les femmes libres, et les vertueux parmi vos esclaves, hommes ou femmes.


Ô serviteur d'Allah ! Celui qui ne peut pas se marier, alors son père ou sa famille proche sont obligés de le marier s'ils en ont la capacité.


Chers musulmans, le mariage est obligatoire pour celui qui peut pourvoir à ses dépenses, et pour celui qui a peur de tomber dans l'interdit. Par contre, le mariage est conseillé pour celui qui peut pourvoir à ses dépenses sans pour autant craindre de tomber dans la débauche (la fornication). La preuve de cela réside dans la parole du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Ô vous les jeunes ! Celui d'entre vous qui peut se marier, qu'il se marie donc, car le mariage pousse l'homme à baisser le regard et à préserver sa vertu. Par contre, celui qui n'en a pas la capacité, qu'il jeûne donc, car c'est pour lui une protection. »


Chers jeunes, le mariage détient des bénéfices religieux et matériels. Le premier de ces bénéfices est qu'il préserve la religion de la calamité de la tentation. Ainsi, le musulman baisse son regard et préserve sa vertu, d'après la parole du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - : « car le mariage pousse l'homme à baisser le regard et à préserver sa vertu. »


Le deuxième de ces bénéfices est le fait que le mariage est la cause permettant d'avoir des enfants, et ceci est considéré comme un rapprochement d'Allah et une obéissance. Aussi, c'est le moyen d'accroître le nombre de ceux qui croient en Allah.


La preuve à cela réside dans la parole rapportée par Abu Dawud et Nassâï d'après Ma'quil Ibnu yassâr qui a dit : « Un jour, un homme est venu voir le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - et lui dit : Une femme belle et de bonne famille m'a plu, seulement, elle est stérile ; pourrais-je me marier avec elle ? Le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - lui répondit : « non ». Ensuite, ce même homme revint une deuxième fois, mais le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - lui répondit par la négative, puis il revint une troisième fois, alors le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - lui répondit : « épousez la femme affectueuse et féconde, car par votre grand nombre je surpasserais les autres communautés ».


Le troisième bénéfice du mariage est le désir ardent d'avoir un enfant vertueux qui invoque Allah pour nous, et ceci durant notre vie et après notre mort. La preuve réside dans la parole du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Lorsque l'enfant d'Adam meurt, toutes ses actions s'interrompent sauf dans trois situations : une aumône courante et bienfaisante, une science utile ou un enfant vertueux qui invoque Allah pour lui. »


Le quatrième bénéfice du mariage est qu'il est la plus grande jouissance de cette vie à moins que la personne consacre son temps dans la science, l'enseignement, et l'application de cela. La preuve réside dans la parole du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - : « La vie présente n'est que jouissance, et sa meilleure jouissance est la femme vertueuse. » (Rapporté par Muslim).


Ibnu Mâjah rapporte que le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – a dit : « ہ part la crainte d'Allah, le croyant n'aura jamais autant bénéficier (de cette vie que) ce dont il bénéficie de la femme vertueuse. En effet, lorsqu'il lui ordonne de faire quelque chose, elle lui obéit, et lorsqu'il la regarde, elle le rend heureux, et s'il la conjure, elle se dévoue dans le bien, et lorsqu'il s'absente, elle lui reste fidèle et protège ses biens. » (Rapporté par Ahmad et d'autres)[1].


Le cinquième bénéfice est que le mariage est une cause de l'enrichissement, et la suppression de la pauvreté et du besoin. Le chef des croyants, 'Umar Ibnul-Khattâb a dit : Je m'étonne de celui qui souhaite la richesse en dehors du mariage, alors qu'Allah dit : « S'ils sont dans le besoin, Allah les rendra riches par Sa grâce. » (La lumière, v.32).


Abu Bakr t a dit : « Obéissez à Allah dans ce qu'il vous a ordonné comme le mariage, dès lors, Allah réalisera pour vous ce qu'il vous a promis comme richesse. »


Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit : « Trois personnes seront soutenues nécessairement par Allah – et il cita parmi eux – La personne qui se marie voulant par là protéger sa vertu. »


Ces preuves jettent le discrédit sur ce qu'avancent les tuteurs qui refusent de marier le pauvre pour sa pauvreté, de peur que le mariage n'augmente encore plus sa misère. Cette vision matérielle des choses est démentie, également, par la réalité. Combien de pauvres se sont retrouvés après leur mariage dans une abondance de bienfaits et dans une complète satisfaction !


Muslim et Ahmad rapportent – la version suivante est celle d'Ahmad – d'après Anas qui dit : « Le prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - donna une femme Ansarite en mariage à Julaïlîb, et demanda sa main à son père qui répondit : « Je dois d'abord consulter sa mère. » Le prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - dit : « bien entendu. » Il partit donc, rejoindre sa femme puis lui raconta ce qui s'était passé, alors elle dit : « Non ! Par Allah ! ». D'après Abu Ya'lâ : elle dit : « Non ! Je jure par la vie d'Allah, ne le marie surtout pas. Le prophète n'a-t-il trouvé que Julaïlîb !? Alors que nous nous sommes opposés à la demande d'untel et d'untel ! Leur jeune fille, dissimulée derrière le rideau, écoutait. Ensuite, l'homme voulut partir informer le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - de ce qui s'était produit, c'est alors que leur jeune fille rétorqua : « Voulez-vous, donc, rejeter l'ordre du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - ! S'il a agréé cet homme pour vous, alors mariez-le ! » Leur fille, à cet instant, avait mis au clair le sens caché de cette affaire que ses parents n'avaient pas compris. Son père dit : « Tu as dit vrai », il partit, donc, rejoindre le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - et lui dit : « Si tu agrées cet homme, alors nous l'agréons. Le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - dit : « Je l'ai agréé », ensuite il l'a maria. Plus tard, les gens de Médine furent attaqués, et Julaïlîb enfourcha sa monture (pour défendre les habitants de Médine), ensuite les musulmans le trouvèrent mort, alors qu'autour de lui gisaient des mécréants qu'il avait tués. »


On trouve dans la version de Muslim : « Ils le trouvèrent gisant entouré de sept personnes qu'il a tuées, puis il fut tué par la suite. Le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - vint, et se tint debout près de lui, puis il dit : « Il en tua sept, ensuite ils l'ont tué, il fait partie de moi et moi, je fais partie de lui, il fait partie de moi et moi, je fais partie de lui. » Ensuite, le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - le prit dans ses bras, et ne fut transporté que sur les deux bras du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue -. On creusa sa tombe et on l'y déposa sans le laver. » Anas dit par la suite : « j'ai remarqué sa femme dont la demeure était une des plus aisées de Médine. »


Isaaq Ibn Abdallah Ibn Abi Talha rapporta à Thâbit : « Sais-tu qu'a-t-il invoqué le prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue - pour elle (la femme de Julaïlîb) ? Il invoque cela pour elle : « Ô Seigneur ! Répands sur elle tout le bien, et ne rends pas sa vie pénible. » Le rapporteur dit : « Il n'y avait pas parmi les Ansarites (les habitants de Médine) une veuve plus aisée qu'elle. »


Le sixième bénéfice du mariage est le fait qu'il est une tradition des prophètes. D'après Al-Hassan qui rapporte d'après Saad Ibn Hichâm qui a dit à Aïcha : « j'aimerais te questionner au sujet de rester vivre dans la chasteté. » Elle répondit : « Ne le fais pas. N'as-tu point entendu lorsqu'Allah dit : « Et Nous avons certes envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants. » (Le tonnerre, v.38). Donc, rester chaste toute sa vie n'a pas lieu d'être. »


Al-Bukhâry rapporte d'après Sa'id Ibn Jubaïr qui a dit : Ibn Abâss a dit : « Es-tu marié ? J'ai répondu : « non ». Il dit : « Marie-toi car le meilleur de cette communauté était celui qui avait le plus de femmes. » c-à-d le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue -.


Craignez Allah, ô serviteur d'Allah ! Soyez des gens sensés qui lorsqu'ils écoutent la parole, suivent ce qu'elle contient de meilleur, et soyez parmi ceux qu'Allah a fait l'éloge dans Son livre précis, lorsqu'Il dit : « Ceux qui prêtent l'oreille à la parole, puis suivent ce qu'elle contient de meilleur. Ce sont ceux-là qu'Allah a guidés et ce sont eux les doués d'intelligence. » (Les groupes, v.18).



Je demande à Allah qu'Il nous accorde un savoir utile, des ½uvres agréées, et une bonne subsistance, Il est, certes, celui qui entend les invocations. Qu'Allah bénisse notre lecture du Coran précis, et nous lui demandons que ses versets et son sage rappel nous soient bénéfiques. J'ai prononcé ce discours et je demande à Allah qu'Il me pardonne tous les péchés ainsi que vous et tous les musulmans. Demandez-lui pardon et repentissez-vous, c'est Lui, Celui qui pardonne et qui est le Miséricordieux.

4) mariage temporaire (Nikâhoul Mout'ah) est interdit

Le mariage temporaire est interdit à l'unanimité comme l'a clairement dit l'Imam Ibn Abdil Barr dans Al-Istizkâr (5/508) :


"Les savants de toutes les contrées sont unanimes à interdire le mariage temporaire compte tenu de la foi qu'ils ajoutent à l'interdiction de ce mariage par le Messager d'Allah". Fin de citation.

Parmi ces hadiths, il y a celui rapporté par Mouslim dans son recueil sous le Nº (1406) d'après Sabra Al-Jouhany qui dit :

"Qu'il était en compagnie du Messager d'Allah lorsque celui-ci dit : O les hommes ! Je vous avais autorisé le mariage temporaire et Allah a désormais interdit cela jusqu'au Jour de la Résurrection. Quiconque détient une femme sur cette base, qu'il la libère et ne prenez rien de ce que vous leur avez donné"

Commentant ce hadith dans son recueil de commentaire de Mouslim, An-Nawawy dit : "...Al-Mâziry dit :

il est prouvé que le mariage temporaire était permis au début de l'Islam puis abrogé par les hadith authentiques mentionnés ici.

Son interdiction fait l'objet d'unanimité. N'a enfreint à cela qu'une faction d'innovateurs – c'est-à-dire : les chiites".

Puis An-Nawawy dit dans le même livre (9/181) :

"L'avis juste choisi est que la permission et l'interdiction se sont produites à deux reprises :

cela était permis avant la conquête de Khaïbar, puis interdit le jour de la conquête de Khaïbar ; puis autorisé le jour de la conquête de la Mecque, ensuite interdit trois jours après, de manière définitive jusqu'au Jour de la Résurrection.

Ceci va dans le même sens que ce qu'Ibn Qudâmah et bien d'autres ont rapporté de Chafei qui dit :

"Je ne connais pas une chose qu'Allah a autorisée puis interdite, à deux reprises sauf le mariage temporaire".


L'érudit Ibn Al-Qayyim approuve dans Zâdul Ma'âd (5/111) la justesse de l'avis qui stipule que la permission et l'interdiction de ce mariage se sont faites une seule fois, il dit en effet :

"La question de savoir si le mariage temporaire a été interdit le jour de la conquête de Khaïbar, fait l'objet d'une divergence en deux avis. L'avis juste est que cette interdiction eut lieu le Jour de la conquête de la Mecque tandis que l'interdiction du jour de la conquête de la Mecque ne portait que sur les ânes domestiques.
S'agissant de la réponse à la présomption évoquée, il convient de savoir qu'Allah le Sage Législateur n'avait autorisé le mariage temporaires que pour de sagesses qu'Il a voulues.

Parmi celles-ci :

l'extrême nécessité de ce genre de mariage dans laquelle se trouvaient les Compagnons à ce moment-là, surtout que la plupart d'entre eux venaient à peine d'embrasser l'Islam et souffraient d'un célibat acerbe accompagné de la rareté de femmes, ainsi que relève ce motif Abdullah Ibn Mas'oud en ces termes :

"Nous partions au combat avec le Messager d'Allah alors que nous n'avions pas de femmes. Nous nous sommes donc dit : pourquoi ne pas se castrer ? Le Prophète nous l'y interdit et nous autorisa d'épouser temporairement la femme contre l'habit". Rapporté par Al-Boukhari (4784) et Mouslim (1404).

Beaucoup de savants ont mentionné ce motif comme c'est le cas avec Ibn Hajr dans Fatwoul Bâry (9/170 – 171) qui dit :

"... Dans la variante de Al-Isma'iliyy : Ceci n'était fait qu'au cours du Jihad et les femmes étaient rares.

Chez Mouslim par la voie de Zouhry qui le tient de Khalid Ibn Al-Mouhajir ou Ibn A'mrah Al-Ansâry :

Un homme a dit : - faisant allusion à Ibn Abbas – et Al-Baïhaquy l'a explicitement dit dans sa variante :
Il voulait seulement dire que le mariage temporaire était une autorisation exceptionnelle au début de l'Islam pour celui qui était dans le cas de force majeure comme le cas de la bête morte, du sang et de la chair de porc".

Ainsi se dissipe la présomption.

Allah Seul sait mieux.


5) le "mariage avec intention de divorce" zawaj bilniya attalaq de Cheikh Dr. Khaled Al-Mouchaïquih

Question:
assalam alaikum wa rahmatulah wa barakatuh
Pouvez vous m'expliquer dans quelles conditions est légiféré le "mariage avec intention de divorce" (zawaj bilniya attalaq) ? En effet, alors que l'islam fait tout pour préserver le mariage et ne pas faciliter le divorce je ne comprend pas ce type de mariage ou la femme se trouve lésée puisque seul le mari est au courant de cette intention. barakallah u fika pour vos éclaircissements


Réponse : du Cheikh Dr. Khaled Al-Mouchaïquih

Louanges à Allah et bénédictions et salut d'Allah sur le Messager d'Allah.


La polygamie est autorisée par un consensus de savants : l'homme peut donc avoir jusqu'à quatre femmes. Ibn 'Abbas _Qu'Allah l'agrée_ a dit : « Le meilleur de cette communauté est celui qui a le plus de femmes » Sahih Al-Bukhârî. Cependant, se marier pour le plaisir puis divorcer est qualifié de mariage avec l'intention de divorcer. Ceci est interdit et n'est pas permis. Certains savants l'assimilent à l'adultère. Les preuves sont nombreuses : parmi d'autres, le hadith du Prophète (Bénédictions et salut d'Allah sur lui) : « N'atteindra pas la foi, celui qui n'aime pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même ». Je ne crois pas qu'il existe une personne qui accepte qu'on se marie avec une de ses parentes pour une durée d'une semaine, deux semaines, un mois ou deux, puis divorce. Ceci est interdit et n'est pas permis. Le mariage n'a pas été décrété juste pour divorcer. C'est pourquoi l'Islam a rendu caducs certains mariages de la période de la Jâhiliya (anté-islamique) qui ne visaient pas les droits et devoirs du mariage.


Réponse : du Cheykh Sulaymân Ibn Wâ'il At-Tuwayjirî (membre du Conseil d'Enseignement à l'Université Ummu Al-Qurâ)


Ce type de mariage (mariage avec intention de divorce) est interdit et n'est pas permis. Il est identique au mariage de jouissance, interdit par le Prophète (Bénédictions et salut d'Allah sur lui). Il est même pire, car dans le mariage de jouissance, la femme sait qu'elle se marie pour une durée, alors qu'ici, il constitue une traîtrise, une trahison et une tricherie vis-à-vis de la pauvre femme. Et ceci est contraire à l'un des buts du mariage qui est la pérennité.


Tout ceci ne s'applique pas à la personne qui s'est mariée puis a divorcé parce que la femme ne lui convenait pas, mais à celle qui se marie pour une période déterminée puis divorce. Ce type de mariage, donc, n'est pas valable et n'est pas permis.

Il y a une divergence des Foukahas à ce sujet. La majorité des Oulémas l'a autorisé, sauf l'école Hanbalite qui affirme que c'est illicite et que l'acte de mariage est invalide.

Ils disent :
Nous estimons qu'il vaut mieux l'éviter à cause du soupçon de tromperie, puisque les parents de la femme s'ils l'avaient su n'auraient jamais agréé.
Et puis le musulman ne l'admet ni pour ses filles ni pour ses s½urs.
Or le propre du musulman est d'aimer pour son frère ce qu'il aime pour soi-même !!!

Enfin nous prévenons que s'il exige cela dans l'acte de mariage, c'est de ce fait « Nikah Al Moutâa » (le mariage de Jouissance) qui est formellement interdit : d'ailleurs c'est un Consensus des Oulémas.

Et Allah Sait mieux.


# Posté le samedi 06 juin 2009 12:30

Modifié le lundi 08 juin 2009 03:14

Somaya Abdel Aziz et Ahmad Mustafa Kamel

J'aime bien sa voix à lui et à elle Masha'Allah.

# Posté le dimanche 31 mai 2009 18:35

Sheikh Mohammad Al Mohaisany

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 30 mai 2009 18:14